Pourquoi travailler tout seul ou presque quand on pourrait partager une machine à café et les conversations qui vont avec ? Après la colocation d'appartement, la colocation de bureaux se développe, elle aussi.
Marion Aquino est consultante en gestion et organisation. Elle conseille les entreprises sur les meilleurs moyens d'optimisation des coûts et a posté une annonce sur le site. Pour Marion, c'est aussi l'occasion de ne pas rester « seule dans son coin », de pouvoir être soutenue et de partager les savoirs faire.
« C'est idéal car cela permet de partager les frais de lignes téléphonique, d'une secrétaire, d'un agent d'entretien ou d'acheter du matériel en commun. Au niveau intellectuel, cela permet de briser l'isolement du chef d'entreprise. Nous pouvons échanger au niveau business si nos activités sont complémentaires, affronter les coup durs à plusieurs. »
Dominique fait partie de « ces quinquagénaires qui se sont fait virer et qui tentent de retrouver du travail ». Elle vient de créer sa société de conseil et cherche aussi à partager un bureau sur Paris.
« Au delà des raisons financières évidentes, c'est pour des raisons de société que je cherche à partager un bureau. Quand on a travaillé comme moi dans des grands groupes, on a besoin de ne pas se retrouver seul. En plus, à la maison, mon mari en avait marre de pousser des dossiers pour pouvoir prendre son café. »
Caroline est journaliste pigiste, elle a partagé deux colocations de bureaux à Paris avec d'autres pigistes.
« Il y a ceux qui partagent les locaux c'est tout, et ceux qui veulent vraiment former un sorte de communauté avec des blogs, des piges communes, des pots pour se faire connaître. »
Stephanie Booth est à l'origine de la création d'un espace de coworking à Lausanne, en Suisse. Elle a créé un groupe Facebook consacré à cette espace : Coworking Switzerland et partage les difficultés rencontrées lors de la recherche du lieu sur son blog.
Ouvert depuis six mois, l'espace rassemble des Consultants divers, des créateurs
de jeux vidéos, des architectes ou des graphistes. Il y a eu des « petits hics » de temps en temps mais comme toute vie en collectivité, rappelle Stéphanie.
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